ACI a écrit :
Je garde en mémoire ces chiffres, ce sont ceux que je vais adopter dorénavant. Je suis juste étonné que l'on ne majore pas un peu l'avant quand on monte l'AR à 2,7. Comment arrives-tu à cette conclusion ?
J'ai toujours été très content des Pirelli, que ce soit sur mon ancienne série 5 que sur l'X3 actuelle. Je me méfie des Michelin dont on a toujours dit que les flancs sont fragiles, à moins que ce ne soit plus qu'une fable de nos jours ?
J' arrive à la conclusion de monter l'AR à 2.7, en partant de l'équilibre des charges de cette voiture qui est de 50/50.
Cela veut dire que le poids de la voiture est parfaitement reparti entre l'AV et l'AR. Ensuite quand le constructeur donne les pressions pour 1 à 3 personnes à bord, les personnes supplémentaires sont le passager AV et une personnes à l'AR, qui déplacent très peu le centrage des charges vers l'AR.
Après si l'on ajoute 2 personnes à l'AR et des charges dans le coffre, ces charges vont plus déplacer l'équilibre vers les roues AR que sur l'AV.
C'est pour cela que plus l'on déplace le centre de gravité vers l'AR plus il faut augmenter la pression des roues AR par rapport aux roues AV.
C'est pour cela qu'entre seul à bord à pleine charge, on passe de 2.0 à 2.2 (différence 0.2) à l'avant alors que l'on passe de 2.2 à 2.7 à l'AR (différence 0.5)
Nous voyons que le constructeur donne des fourchettes, à partir desquelles nous pouvons êtres plus précis, par exemple 2.7 c'est avec le coffre plein, comme le coffre plus éloigné du centre de gravité n'influence que l'AR, on peut mettre 2.5 AR sans toucher l'AV 2.2.
Ensuite, j'en ai pas parlé, l'air contrairement à l'azote n'est pas un gaz stable et varie avec la température.
Donc entre l'été et l'hiver, si on ne contrôle pas régulièrement ses pressions, il y aura de grosses variations.
Pour la même raison, en roulant la température du pneu augmente, donc sa pression, donc toujours contrôler sa pression à froid, sinon si c'est par exemple un contrôle sur autoroute après avoir roulé, ajouter au minimum + 0.2, et au retour contrôler de nouveau à froid pour plus de précision.
Pour finir avec le gonflage à l'azote, un pneu gonflé à l'air va augmenter sa pression naturellement sur autoroute avec la vitesse, c'est plutôt dans le bon sens pour diminuer sa déformation, ce que ne fera pas le même pneu avec de l'azote. L'azote n'est intéressant que pour les personnes qui ne contrôlent jamais leur pression entre l'été et l'hiver, mais cela ne devrait pas exister.
En conclusion, pour nos voitures, l'azote a plus de défauts que de qualités.
Cette mode de l'azote, vient de la course automobile (très grosse montée en température) et de l'aviation, où les pneus peuvent passer de + 50°C au sol à - 57 °C en altitude. Dans le cas d'une descente rapide à partir d'un niveau de croisière à - 57 °C, l'avion se pose avec l'air du pneu à plusieurs dizaines de degrés en dessous de zéro, alors que sur le même vol, s'il est obligé d'attendre, à cause du trafic, dans les basses couches de l'atmosphère, ses pneus peuvent repasser à plusieurs dizaines de degrés en dessus de zéro, sans parler de l'augmentation brutale de température à l'impact sur la piste et au freinage. Si ce n'est pas de l'azote, il y aura de grosses variations de pression.
Et je n'ai pas fait entrer en compte la pression extérieure qui diminue avec l'altitude !!!!
Cordialement.
Petit Suisse.