J’aime bien la ligne futuriste et j’apprécie la teinte uniforme gris foncé plus sobre que le bi-colore habituel (blanc-bleu par ex).



S’installer dans l’I8 ne se fait pas sans difficulté : la porte qui s’ouvre en élytre ne dégage pas suffisamment l’espace nécessaire et l’énorme tunnel le long de la porte pose une question : comment faire : lancer une jambe et s’asseoir ou s’ asseoir d’abord puis rentrer ensuite les deux jambes. Je choisis la deux mais si madame a un pantalon blanc (et qu’il pleut) elle va vous maudire tellement le bas du pantalon frotte….Bref ce n’est pas simple et on envisage mal entrer et sortir d’une I8 plusieurs fois par jour.
Démarrage : en silence bien évidemment, le moteur électrique de 131 ch officie. La voiture semble très légère, y compris dans la direction. Compteurs façon black panel. Bizarrement on en retrouve pas du tout la décélération au lever de pied comme dans une I3, on est obligé de freiner. Dommage c’est un des aspects que j’avais le plus apprécié à bord de l’I3.
Première accélération franche et le moteur bascule tout de suite en thermique (3 cyl 1.5 Turbo de 231 ch). Là encore j’ai préféré la Tesla qui, bien évidemment, reste en électrique permanent n’ayant pas de moteur thermique ! J’ai été surpris par la sonorité vraiment sportive du 3 cyl. Le son est sourd et comme le faisait remarquer full-nours dans son récent essai, je pense qu’il est artificiel. On voit mal comment un simple 3 cyl peut sortir une telle sonorité. En tout cas ce n’est pas désagréable. Je m’attendais à quelque de beaucoup plus aigu.
Les performances sont de tout premier ordre et on se retrouve rapidement à des vitesses prohibées (j’ai pris 170 kms/h sur un tout petit bout de route national). La poussée m’a même semblé plus violente que dans la 911 notamment en reprises. Par contre, sur le 0-100 kms/h, l’I8 est donnée à 4.4s quand la 991 V2 est donnée pour 3.9s
La BVA en mode Sport est extrêmement efficace et rapide. A la décélération elle fait émettre un moteur un bruit faisant penser à un talon pointe en course. Le moteur repart dans les tours. Très sympa.
Bref un bel essai et la confirmation encore une fois que l’on peut se faire très plaisir à bord d’un VE même si le thermique reprend vite le dessus dans le cas de l’I8. Difficile de sortir déçu d’une telle expérience.



