j'ouvre ce sujet pour ma future voiture, qui sera une M140i. Je compte l'acheter d'occasion en Allemagne, en début d'année prochaine. J'ouvre ce sujet maintenant car je dispose d'une M140i depuis hier, et son essai m'a convaincu que c'est bien celle-ci qu'il me fallait ! Je l'ai jusqu'à demain puis retour à une voiture plus conventionnelle...
Je suis allé la récupérer en Allemagne, non loin de Francfort-sur-le-Main, puis l'ai ramenée en Alsace. Les 200 km de nuit sur Autobahn ont été un vrai plaisir : il faisait un temps sec et clair, les projecteurs full LED de la série 1 faisaient qu'on y voyait comme en plein jour, et enfin l'Autobahn était presque déserte, me permettant d'exploiter tout le potentiel de la voiture. Mais d'abord, il a fallu me familiariser avec la bête, moi qui suis habitué aux voitures du groupe Volkswagen. Première remarque : l'habitacle est beaucoup plus étriqué que dans une Golf, le pare-brise plus incliné, tout le tableau de bord est dirigé vers le conducteur, on est super bas (jambes quasi à l'horizontal) et le siège est réglable dans tous les sens (j'apprécie particulièrement les coussins latéraux qu'on peut plus ou moins gonfler pour épouser la forme de son dos et être parfaitement stabilisé). On voit le capot qui dépasse devant... pas d'anti-brouillards à l'avant, il ne faut pas obstruer les entrées d'air pour gaver le B58... Je règle mon siège, les rétroviseurs, connecte mon téléphone en Bluetooth, désactive le stop start. C'est bon, on peut partir !
Le B58 s'ébroue, émet un bruit particulièrement métallique puis se stabilise. On reconnait cette sonorité caractéristique des moteurs essence 6 cylindres, indépendamment de leur architecture (en V ou en ligne). Trève de palabres, direction l'Autobahn pour rentrer à la maison ! L'insertion sur l'autoroute allemande se fait doucement, c'est une zone de travaux limitée à 100 puis 80 km/h. L'occasion de constater que la voiture sait se faire très douce, mais que les suspensions sont sèches. Le revêtement des autoroutes allemandes n'aidant pas à vrai dire avec tous leurs raccords. Enfin arrive la fin de la zone de travaux et le fameux panneau indiquant qu'il n'y a plus de Begrenzung pour la Geschwindigkeit. J'y vais doucement au début, puis, je décide d'écraser l'accélérateur.
C'est à ce moment-là que j'ai compris que je n'étais pas dans une xDrive
L'arrière se tortille et je me cramponne au volant pour que la voiture garde son cap. La régime moteur monte vite et les rapports passent à la volée. En fait, elle tient très bien le pavé cette M140i et absolument toute la puissance passe au sol, bien aidée par ses énormes boudins Michelin de 245 de large à l'arrière (monte été) pour transmettre le couple de 500 Nm. La poussée qu'administre cette machine est absolument magistrale et coïncide avec le sifflement inquiétant du turbocompresseur. Je relâche l'accélérateur, choqué par la violente poussée (littéralement, c'est une propulsion). C'est là que j'ai constaté que j'étais passé de 80 à 220 km/h en seulement quelques secondes. Cela explique pourquoi les quelques autres voitures semblaient immobiles juste après la pression de mon pied sur la pédale de droite.
Démoniaque.
Le reste du trajet à vitesse de croisière (180, 160, 140 et 120 en fonction des portions) et quelques accélérations fulgurantes de 120 à 200 km/h. Même à 200 km/h (3000 tr/min), la M140i vous envoie au fond de votre siège si vous écrasez la pédale des gaz. Ce moteur a une élasticité incroyable et est plein partout. La portion en France (70 km) se fera au régulateur principalement. J'ai pu faire quelques dépassements éclair sur route nationale : c'est simple, on double comme en moto.
Une petite photo que j'ai prise aujourd'hui (j'aurais voulu en prendre plus mais il a plu, d'autres photos devraient suivre demain) :

A suivre















