Tenerife, mardi 17h (13/2/2024). Je profite de conditions idéales pour m'offrir un imposant trajet 100% plaisir avec ma nouvelle i4 eDrive40: une boucle de 142km "seulement" mais avec des milliers de virages, 2.200m de dénivelé positif(!) et donnée pour 3h34 par Google Map. Les 40km/h de moyenne annoncés donnent une idée du profil de la route.
Je souhaite ainsi tester en profondeur le châssis de ma i4, la prendre en main en conduite sportive, voir l'autonomie sur ces routes à gros dénivelés qui seront habituelles pour moi et me faire un gros plaisir de conduite! Vais-je parvenir à atteindre ces 4 objectifs? La batterie va-t-elle me permettre de compléter la boucle sans recharger ni écourter le périple? Réponse ci-dessous...
Je ne souhaite pas rouler "fort" tout le temps mais mixer "pilotage sportif", "conduite cool", "conduite dynamique"...
Petit échauffement de l'homme et la machine en descendant de ma moyenne montagne et en traversant Güímar (petite ville)... Je suis heureux comme un enfant avec son premier vélo!
Je me lance dans la montée d'Arafo: route pratiquement déserte, montée roulante, virages moyens avec quelques épingles, goudron excellent. J'ai en tête divers avis sur la tenue de route, lus ici et la sur les forums, YouTube, TV, etc. Avis souvent très divergents! Je me force à oublier tout ça, à faire le vide dans ma tête et à piloter, tout simplement, avec tous mes sens aux aguets.
J'augmente le rythme peu à peu... La i4 est très agréable à piloter sportivement. On la sens bien campée sur ses grosses roues, le centre de gravité est très bas donc elle accepte les courbes "naturellement" (elle ne lutte pas, elle les apprécie) et les suspensions adaptatives M font des miracles avec le poids de l'auto.
Je déclenche l'ESP en sortie de courbe: c'est tellement discret/progressif que sans regarder le témoin lumineux, je n'aurais pas su que l'ESP agissait. Je pense qu'il agit ici surtout sur la traction, en réduisant la fréquence et non l'intensité sur le moteur électrique(?). Il parait que cette technique permet de doser la traction de manière magique. Je veux bien le croire!
L'accélérateur est finement dosable, la regen. sur B permet de ne pas prendre les freins si j'anticipe les courbes mais bien évidemment, avec mon rythme, j'utilise parfois les freins aciers. L'accélérateur permet d'accélérer (ouf!) mais ne pas oublier qu'il permet également la roue libre puis le frein moteur doux=>moins doux=>fort (début de course). Ce point constitue une grosse différence versus les véhicules thermiques et je déplore que aucun des centaines d'essais de VE que j'ai visionnés n'en parle! Les essayeurs ont trop vite fait de déplorer l'absence de palettes sur le volant pour régler le freinage régénératif alors que l'accélérateur permet de tout faire comme on le souhaite. Je ne vois pas trop l'intérêt des palettes. Sur la i4, la régen. D est réglable sur 4 niveaux via l'écran, pour contenter tous les goûts.
Je m'amuse avec cet accélérateur multi-fonctions: en modulant sa course, je passe d'accélérer à freiner, en passant par la vitesse constante ou la roue libre. Je varie donc ma vitesse en continu pour suivre la route... C'est fluide... Ceci est une occupation sympathique qui compense l'absence de maniement la boite de vitesses/embrayage et donc je ne m'ennuie pas au volant.
Il y a une particularité avec le freinage de la i4: lorsque je freine (freins aciers) en mode B, la i4 augmente le frein moteur au fur-et-à-mesure que la vitesse décroit et donc que le virage s'approche. Ceci me perturbe un peu au départ, car si je maintiens la pression sur la pédale, j'ai l'impression que les freins "mordent" de plus en plus à l'approche du virage! Une sorte d'auto-freinage qui surprend le conducteur de véhicule thermique que je suis encore. Il faut donc relâcher progressivement les freins aciers (donc la pédale) quand le Mode B augmente son action. Une fois compris ça, je gère parfaitement, mais c'est presque aussi "complexe" que lorsqu'on commence à s'habituer à freiner du pied gauche. Il faut se défaire de (très) vieilles habitudes.
Bon, une fois que tout ça est intégré, bien concentré, je commence à prendre les courbes avec "force". Je précise que mon pilotage naturel est finesse et douceur, même en cas de gros rythme. Pas d'appel/contre appel ni mouvements brusques du volant, pas d'accélérations OFF/ON ni prises de freins brutales. C'est ma nature et je pense qu'avec la i4, c'est parfait! Cela explique pourquoi je trouve sa tenue de route exemplaire.
Car oui, je ne l'ai pas encore dit ici, mais le comportement de la i4 m'interloque dans le bon sens: la voiture est magistrale en montagne, tout simplement et sans discussion!!! Stable, agile (pour une berline de 4,78m), rigide, efficace. Les pneus ne souffrent pas trop (voir photo), signe que la voiture est saine et bien adaptée aux virages. Je suis un fervent utilisateur des Michelin PS4(S) mais j'apprécie ces Pirelli PZ4, qui me semble excellents dans ces conditions sèches et températures modérées.
Je trouve (cela est sans doute plus suggestif) qu'elle remonte bien les informations sur ce qui se passe entre les pneus et la route, mais aussi le travail des suspensions. Je conduis avec les mains fixes sur le volant, à 9h15, ce qui aide à sentir la direction (contact 100% du temps avec le volant). Je la préfère sur "confort" afin qu'elle ne soit pas artificiellement durcie et que je puisse agir facilement (sécurité, agrément, plus relax pour moi).
[Edit 17/2/24: finalement, le 16/2/24, j'ai opté pour la direction sur "Sport", que j'avais écartée trop vite au début.]
*** A suivre... ***














