La sortie du pétrole "brut" impose plusieurs défis à relever.
En interdisant le fioul domestique à terme et en limitant les débouchés du gazole, les raffineurs nationaux vont devoir exporter leurs excédents ou fermer leurs sites pour se recentrer sur l'importation des carburants et intermédiaires désirés.
Ca revient à perdre une autonomie industrielle sur un secteur majeur en France.
En fermant les raffineries, nous allons perdre nos capacités en "vapocraquage de Naphta" que l'on peut traduire de manière simple en usine de production de "briques de base" pour la chimie.
(pour les plus curieux : les grands intermédiaires de la famille des oléfines (éthylène, propylène) et des aromatiques (benzène, toluène, xylène). La pétrochimie est à l’origine de milliers de produits de la vie courante : matières plastiques, fibres synthétiques (polyester, nylon), caoutchouc, médicaments, cosmétiques, etc...
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... t.N1012539
nous avions un raffineur retraité sur ce forum qui est compétent, pédagogue et qui pourrait développer le sujet avec plus de pertinence.)
Il ne peut pas y avoir de "révolution verte" sans investissement massif, et pas uniquement dans les "moulins à vent" qui monopolisent actuellement l'attention et les fonds
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Pour éviter une casse sociale majeure, il faudrait aider et inciter notre industrie pétrochimique à se tourner vers des matières premières gazeuses comme l’éthane et le GPL, moins utopiques que l'hydrogène tout en participant au développement de nos voisins Méditerranéens (Algérie en tête).
(voir : la révolution américaine des gaz de schiste dans la productions des grands intermédiaires chimiques et de leurs dérivés)